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J’ouvre aujourd’hui une petite série sur des maladies qui sont pour nous des maladies d’autrefois mais qui sont malheureusement toujours présentes dans de nombreux pays. Nous parlerons de la fièvre jaune, de la rage, de la peste et du choléra qui hantent encore l’imaginaire collectif, et pas sans raisons.

Commençons par la fièvre jaune. À la fin de 2017, les autorités sanitaires françaises ont durci leur position quant à la vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs atterrissant en Guyane. Le vaccin est obligatoire pour se rendre en Guyane, mais en sus, les autorités ont demandé aux compagnies aériennes de ne plus accepter l’embarquement des voyageurs vaccinés moins de dix jours avant leur départ. Selon le règlement sanitaire international, tous les pays ou sévit la fièvre jaune doivent contrôler aux frontières la validité de la vaccination avant de laisser entrer une personne sur leur territoire.

Cette décision fait suite à une épidémie de fièvre jaune au Brésil et à un décès à Cayenne, qui nous donnent l’occasion de revenir sur ce fléau. La fièvre jaune sévit par épidémies, depuis que la colonisation l’a découverte au seizième siècle ; et l’a même ramenée en Europe. Mais ce n’est qu’à la fin du dix-neuvième siècle que l’on a compris qu’elle était transmise par la piqûre d’un moustique, du genre aedes en l’occurrence, comme le moustique tigre, mais cette fois, ce n’est pas lui, c’est un cousin.

Cette découverte a permis de faire disparaître la maladie en Amérique centrale grâce à des campagnes de démoustication. Fort de ce succès, on a mené les mêmes opérations au Brésil, mais elles n’ont pas eu le même succès : on s’est alors aperçu que le virus trouvait refuge chez les singes qui pouvaient à nouveau le transmettre à l’homme à travers les moustiques. La fièvre jaune sera donc toujours prête à sortir du bois, et sauf à éradiquer les singes, elle restera une maladie que l’on ne peut envisager de faire disparaître comme vous l’aurez compris.

Comme beaucoup de maladies, elle passe souvent inaperçue ; on est infecté sans même s’en apercevoir. Malheureusement parfois, elle se complique et devient est alors mortelle dans 50% descas. Et comme la fièvre jaune se répand par épidémies, d’autant plus sévères que les moustiques y abondent et que les populations y sont nombreuses, elle est un problème de santé publique pour les pays où elle sévit.

La fièvre jaune touche l’Afrique sud saharienne et l’Amérique tropicale ; elle n’est pas présente en Asie. Elle peut toujours de provoquer des flambées épidémiques, où que ce soit dans le monde, si elle est ramenée par un humain. Le moustique vecteur est, en effet, présent partout et tout disposé à la transmettre. En France, les derniers cas diagnostiqués l’ont été à Saint-Nazaire il n’y a guère plus d’un siècle ; et sur 11 cas déclarés, 7 sont décédés.

L’Afrique a récemment connu des épisodes en Angola, et en RDC. La dernière épidémie est brésilienne, en 2017, qui a même été cause au mois d’octobre de la fermeture d’un parc national. Bref, la fièvre jaune est un risque pour les voyageurs mais qui peut être prévenu facilement puisqu’il existe un vaccin très efficace avec lequel une seule injection suffit pour être protégé à vie. Attention, l’immunité s’installe progressivement et il faut donc le faire au moins 10 jours avant d’aller en zone à risque. Et si vous êtes prévoyant, 30 jours, c’est encore mieux.

Comme nous l’avons dit au début, la vaccination est donc obligatoire dans les pays touchés par la fièvre jaune. Les contrôles sanitaires aux frontières se feront forts de vous le rappeler. Il faut donc impérativement vérifier si votre voyage nécessitera cette vaccination. Petit conseil : à une même frontière, la vaccination peut être exigée si l’on vient d’un pays où sévit la maladie, mais pas si l’on vient d’un pays où il n’y en a pas. Par exemple. Pour aller de France au Brésil la vaccination ne sera pas exigée. Si par contre vous arrivez de Colombie, de Guyane, de Bolivie ou d’Afrique, elle sera exigée.

N’oubliez pas de vérifier !

Contenu de la vidéo : J’ouvre aujourd’hui une petite série sur des maladies qui sont pour nous des maladies d’autrefois mais qui sont malheureusement toujours présentes dans de nombreux pays. Nous parlerons de la fièvre jaune, de la rage, de la peste et du choléra qui hantent encore l’imaginaire collectif, et pas sans raisons.

Commençons par la fièvre jaune. À la fin de 2017, les autorités sanitaires françaises ont durci leur position quant à la vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs atterrissant en Guyane. Le vaccin est obligatoire pour se rendre en Guyane, mais en sus, les autorités ont demandé aux compagnies aériennes de ne plus accepter l’embarquement des voyageurs vaccinés moins de dix jours avant leur départ. Selon le règlement sanitaire international, tous les pays ou sévit la fièvre jaune doivent contrôler aux frontières la validité de la vaccination avant de laisser entrer une personne sur leur territoire.

Cette décision fait suite à une épidémie de fièvre jaune au Brésil et à un décès à Cayenne, qui nous donnent l’occasion de revenir sur ce fléau. La fièvre jaune sévit par épidémies, depuis que la colonisation l’a découverte au seizième siècle ; et l’a même ramenée en Europe. Mais ce n’est qu’à la fin du dix-neuvième siècle que l’on a compris qu’elle était transmise par la piqûre d’un moustique, du genre aedes en l’occurrence, comme le moustique tigre, mais cette fois, ce n’est pas lui, c’est un cousin.

Cette découverte a permis de faire disparaître la maladie en Amérique centrale grâce à des campagnes de démoustication. Fort de ce succès, on a mené les mêmes opérations au Brésil, mais elles n’ont pas eu le même succès : on s’est alors aperçu que le virus trouvait refuge chez les singes qui pouvaient à nouveau le transmettre à l’homme à travers les moustiques. La fièvre jaune sera donc toujours prête à sortir du bois, et sauf à éradiquer les singes, elle restera une maladie que l’on ne peut envisager de faire disparaître comme vous l’aurez compris.

Comme beaucoup de maladies, elle passe souvent inaperçue ; on est infecté sans même s’en apercevoir. Malheureusement parfois, elle se complique et devient est alors mortelle dans 50% descas. Et comme la fièvre jaune se répand par épidémies, d’autant plus sévères que les moustiques y abondent et que les populations y sont nombreuses, elle est un problème de santé publique pour les pays où elle sévit.

La fièvre jaune touche l’Afrique sud saharienne et l’Amérique tropicale ; elle n’est pas présente en Asie. Elle peut toujours de provoquer des flambées épidémiques, où que ce soit dans le monde, si elle est ramenée par un humain. Le moustique vecteur est, en effet, présent partout et tout disposé à la transmettre. En France, les derniers cas diagnostiqués l’ont été à Saint-Nazaire il n’y a guère plus d’un siècle ; et sur 11 cas déclarés, 7 sont décédés.

L’Afrique a récemment connu des épisodes en Angola, et en RDC. La dernière épidémie est brésilienne, en 2017, qui a même été cause au mois d’octobre de la fermeture d’un parc national. Bref, la fièvre jaune est un risque pour les voyageurs mais qui peut être prévenu facilement puisqu’il existe un vaccin très efficace avec lequel une seule injection suffit pour être protégé à vie. Attention, l’immunité s’installe progressivement et il faut donc le faire au moins 10 jours avant d’aller en zone à risque. Et si vous êtes prévoyant, 30 jours, c’est encore mieux.

Comme nous l’avons dit au début, la vaccination est donc obligatoire dans les pays touchés par la fièvre jaune. Les contrôles sanitaires aux frontières se feront forts de vous le rappeler. Il faut donc impérativement vérifier si votre voyage nécessitera cette vaccination. Petit conseil : à une même frontière, la vaccination peut être exigée si l’on vient d’un pays où sévit la maladie, mais pas si l’on vient d’un pays où il n’y en a pas. Par exemple. Pour aller de France au Brésil la vaccination ne sera pas exigée. Si par contre vous arrivez de Colombie, de Guyane, de Bolivie ou d’Afrique, elle sera exigée.

N’oubliez pas de vérifier !

Mots clés liés : Fièvre jaune, Rage, Peste, Choléra, Maladie, Vaccination, Règlement sanitaire international, Moustique, Brésil, Guyane, Afrique, Virus, Epidémie

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